En 1517, le moine Luther placardait ses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg en Saxe, avec les conséquences que l’histoire a retenues : un large débat qui a mené à la réforme protestante. Pile 500 ans plus tard, ce sont des dizaines d’économistes, réunis au sein du réseau Rethinking Econonomics Belgium, qui affichent leurs thèses dans la lingua franca du XXIème siècle, l’anglais, pour une réforme de l’économie contemporaine. Ces thèses sont affichées cette semaine sur le fronton des facultés d’économie de l’UCL, l’ULB, l’Université Saint-Louis, l’Unamur, l’UGent et la KULeuven.

 

Les économistes de Rethinking Economics recommandent en particulier trois réformes : 1) l’inclusion dans les programmes de théories issues de courants comme l’économie post-keynésienne, l’économie écologique, le marxisme, l’école autrichienne, l’économie des conventions, etc., ce qui nécessite des professeurs formés pour les enseigner ; 2) l’ouverture à des méthodologies qualitatives ou historiques, ainsi que susciter les démarches interdisciplinaires, et 3) que les manuels de cours, particulièrement dans le bachelier, soient repensés pour intégrer les deux premiers éléments.

Puissent ces thèses susciter un débat fructueux et ouvert.

A la LSE, professeurs et étudiants affichent également leurs thèses pour réformer l’économie