Atelier “Cursus en Economie” pour Tout Autre Ecole

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Ce mercredi 12 octobre, les membres de Rethinking Economics Belgium étaient invités par la FUCID (Forum Universitaire pour la Coopération Internationale et le Développement) à animer un atelier à l’Université de Namur dans le cadre du projet Tout Autre Ecole (https://www.toutautrechose.be/toutautreecole).

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Plusieurs ateliers étaient à l’honneur comme “campus en transition”, “le financement de l’enseignement supérieur”, “multiculturalité et diversité sociale” et  enfin, “les cursus en économie”. Ce dernier fut donc animé par nous.

Durant cet atelier, nous étions une dizaine à discuter de la structure actuelle des bacheliers en économie. Les participants étaient des professeurs d’économie en haute école ou à l’université et des professionnels (fiscaliste, journaliste, écrivain, acteur culturel,… ).

Cette discussion nous a amené à proposer certaines solutions concernant l’enseignement de l’économie mais aussi de l’enseignement en général. Celles-ci sont donc le résultat de l’atelier et ne représentent par forcément les points de vue défendus par Rethinking Economics Belgium. Voici quelques points retenus:

  • L’enseignement de l’économie doit s’articuler autour de problèmes économiques concrets comme le chômage, les inégalités et la dégradation environnementale.
  • Les universités proposent un enseignement en sciences économiques. Si le mot “science” est présent dans l’intitulé de cette formation, les élèves doivent comprendre pourquoi. Qu’est ce qu’une science? Comment une science se développe-t-elle?
  • La créativité est une dimension importante de la recherche. Elle doit donc être stimulée et encouragée durant la formation des étudiants. Les cadres d’analyse offert par les autres sciences sociales peuvent aider à adopter d’autres points de vue sur une problématique économique.et mener à une certaine créativité dans l’approche de celle-ci.
  • Il est nécessaire d’encourager le parrainage entre étudiant, par exemple entre BA1 et BA3. Les élèves plus âgés pourraient analyser un problème économiques actuels devant des élèves plus jeunes. Cela encouragera les futurs économistes à devoir vulgariser. Capacité primordiale pour, par la suite, alimenter le débat public.
  • L’interaction professeur/élèves et élèves/élèves doit être encouragée. Les élèves ne sont pas là pour absorber et assimiler les paroles du professeur mais pour discuter, débattre, échanger et ne pas être d’accord.
  • Il est nécessaire de discuter de la place des mathématiques en économie. Ont-elles toujours été aussi importante dans cette discipline? Quel est l’impact de cette mathématisation sur le débat public?

Enfin, nous voulons encore une fois remercier la FUCID de nous avoir invité à cet évènement.

 

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