D’un cimetière à l’autre

Posted on Updated on

Si on ne les réduit pas à leurs prévisions économétriques, les sciences économiques – une fois libérée de la gestion – peuvent être plurielles, critiques et fascinantes ; c’est ce savoir-là, potentiellement émancipateur, que nous aimerions apprendre à l’université

Vous pourrez lire ce très beau texte écrit par Tom Duterme, l’un de nos membres et par ailleurs étudiant en économie à l’UCL sur le site de la revue Pour.

Laat bbp-groei varen als economisch kompas!

Posted on

The absence of GDP growth need not be a reason for fear or panic. Indeed, there is clear evidence to suggest that GDP growth, in other words, is an opportunity to make a direct commitment to sustainable prosperity and a fair distribution of wealth. The only ingredients needed are hope and courage. Hope to present the future in a way that is different from quantitative growth and the courage to abandon GDP as the main economic compass.

That is what Jonas Van der Slycken, a PhD student in ecological economics, membre of our network argues. Got curious ? Just read his article (in Dutch) on the website of MINERVA

Pluralisme « mainstream »?

Posted on Updated on

Vendredi dernier, le dossier économique de « Matin Première » (RTBF) était consacré à un article récent de la revue « Regards Economiques » de l’UCL, portant sur la question du pluralisme en économie [1]. Un des deux auteurs, Michel De Vroey, était interviewé à ce sujet.

La thèse principale de l’article est que les critiques formulées par des mouvements tels « Rethinking Economics », concernant le manque de pluralisme dans l’enseignement et la recherche en économie, sont grossières et pour l’essentiel non fondées. Les critiques en question se résument selon les auteurs à deux propositions. D’une part, la discipline économique manque de pluralisme méthodologique : la science économique est dominée par un courant « mainstream » identifiable au courant néoclassique. D’autre part, la discipline manque de pluralisme idéologique : la théorie néoclassique est largement au service de l’idéologie néolibérale.

Les auteurs ne répondent pas à la première critique mais l’esquivent par une pirouette. En effet, ils (re)défissent l’approche néoclassique de manière tellement large qu’elle en vient à englober des courants et méthodes généralement admis comme indépendants, voire opposés à l’approche néoclassique (en particulier, le post-keynésianisme et la modélisation dite « agent-based »). Cela étant, ils n’abordent aucunement la problématique de la place effective occupée par les différents « sous-courants » mentionnés dans la recherche et, a fortiori, dans l’enseignement en économie. Or, une des revendications premières des mouvements tels que REB est l’instauration d’un pluralisme quantitatif dans l’enseignement des sciences économiques; c’est-à-dire une représentation équilibrée des différents courants de pensée économiques dans les cursus universitaires et ce, indépendamment de leur filiation supposée ou avérée au courant néoclassique. Les auteurs passent donc à côté de cette demande essentielle (qui, faut-il le préciser, n’est pas rencontrée actuellement).

En ce qui concerne la deuxième critique, les auteurs caricaturent le message de REB et al.. En effet, nous ne faisons aucunement l’amalgame entre école néoclassique et idéologie néolibérale, et reconnaissons totalement l’existence d’une pluralité d’opinions politiques parmi les chercheurs néoclassiques. Simplement, nous mettons en garde contre le biais naturel de cette approche envers le modèle de concurrence pure et parfaite. En effet, celui reste encore et toujours le centre de gravitation des modèles macroéconomiques standards qui, s’ils autorisent aujourd’hui de nombreuses déviations par rapport à la trajectoire de référence « idéale », ne le font qu’à travers la présence « d’imperfections ». Le caractère péjoratif de la terminologie n’est pas anodin mais se répercute dans les recommandations de politique économique du modèle. En effet, celles-ci ont pour objectif, sinon l’élimination des imperfections (souvent impossible), du moins leur compensation maximale, car la présence de « frictions » est toujours synonyme de situation inférieure (en termes de « bien-être » économique théorique, ou optimum de Pareto) à celle qui prévaudrait en situation de concurrence pure et parfaite.

En conclusion [2], ce n’est pas la nuance annoncée qu’apporte l’article à la question du pluralisme en économie, mais bien un aplatissement du débat, via une interprétation étroite des critiques formulées par les tenants d’un plus grand pluralisme.

[1] Michel De Vroey et Luca Pensieroso, « La question du pluralisme en économie: une mise en perspective », Regards économiques, numéro 137, mars 2018.
[2] Nous projetons de développer ce bref contre-point dans un article plus long, où nous analyserons plus avant les différents arguments avancés par les deux auteurs dans l’article.

Aline Fares à Saint Louis Bruxelles ce 19 avril

Posted on Updated on

Rethinking Economics Saint-Louis a l’honneur de vous convier à la représentation exceptionnelle de la conférence gesticulée d’Aline Fares au sein de l’université de Saint Louis Bruxelles ce 19 avril.
Mise en scène avec humour, présentée de façon claire et accessible, les « Chroniques d’une ex-banquière » ont été créées par Aline Fares qui,  au travers de son parcours atypique d’ex-banquière chez Dexia, met à nu le fonctionnement des banques et la logique des marchés financiers.
L’évènement débutera à 18h30 dans l’auditoire 1 de l’université Saint-Louis (Boulevard du Jardin Botanique 43, 1000 Bruxelles)
L’entrée de la conférence est à prix libre et c’est avec plaisir que nous vous inviterons à clôturer cette soirée par un drink.
Lien de l’évenement Facebook : https://www.facebook.com/events/2084966241736624/

L’effet boomerang

Posted on Updated on

Voici un article écrit par l’un de nos membres sur les conséquences macroéconomiques du réchauffement climatique. Alors qu’il va générer dans le futur des situations économiques de plus en plus désastreuses, ce qu’on pourrait appeler “l’effet boomerang” de la crise écologique est systématiquement sous-estimé par la théorie mainstream. L’analyse proposée ici se base sur  une hypothèse formulée par des écologistes marxistes (la “seconde contradiction” du capitalisme) ainsi que sur plusieurs études de cas et différents modèles (notamment post-keynésien) pour tenter d’évaluer les véritables risques associés à ce retour de flamme. L’article a initialement été publié par la revue pour, mais vous pouvez aussi le lire sur notre site.

Destruction d’écosystèmes, montée des eaux, multiplication et intensification des sécheresses et autres phénomènes extrêmes… les grands impacts biophysiques du réchauffement climatique sont connus. Pourtant, ils ne s’arrêtent pas là : en bout de course, ces transformations ont également des répercussions majeures sur l’équilibre de nos sociétés, et pourraient aller jusqu’à mettre en péril le fonctionnement de l’économie capitaliste elle-même.

 

 

Compte rendu table ronde: ECONOMIE ET GESTION À L’UNIVERSITÉ : LE TEMPS DE LA TRANSITION ?

Posted on Updated on

Voici le compte-rendu de la table ronde “ECONOMIE ET GESTION À L’UNIVERSITÉ : LE TEMPS DE LA TRANSITION ?” organisé par la FUCID auquel rethinking economics Belgium a participé.

 

 

Jacques Sapir – Mondialisation et démondialisation

Posted on Updated on

Nous vous invitons à une journée de séminaire et de débats avec le Pr. Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS, dirigeant du Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI) et membre de l’académie des sciences de Russie. Elle aura lieu le 7 mars à l’Université Saint-Louis.

Au programme :

14h30 – 16h30, local 6 : Problèmes et défi de l’économie russe à la veille des élections de 2018 : nous étudierons les évolutions de l’économie russe et ces perspectives.

16h45 – 17h45, local E2 : La science économique aujourd’hui : nous discuterons de l’évolution de la science économique de ces 20 dernières sur base de l’expérience de Jacques Sapir. Grâce à ce spécialiste de théories hétérodoxes, nous analyserons aussi des alternatives à la compréhension du monde économique.

18h20 – 21h, local 2100 : Quelles alternatives au libre-échange ? Quel degré de libre-échange/protectionnisme est acceptable, souhaitable ? Dans quel cadre : UE, OMC, accords bilatéraux, régionaux ? Avec quelles conséquences ?

Plus d’informations et de détail sur Jacques Sapir et les thèmes qui seront abordés, cliquez ici.

Sur facebook : ici

Inscription : envoyez un mail à benjamin.peeters@usaintlouis.be

Conférence sur les fonds vautours, à Saint-Louis et à l’UCL

Posted on Updated on

Les fonds vautours sont des institutions financières spécialisées, souvent domiciliées dans les paradis fiscaux, dont l’activité se limite à racheter à très bas prix, sur le marché secondaire, des créances fortement dépréciées qu’ils valorisent ensuite au maximum par des procédures judiciaires à l’usure. Ils réclament en effet le paiement à 100 %, majoré d’intérêts, de pénalités et de frais de justice. Les continents latino-américain et africain sont les plus touchés par les pratiques de ces fonds.

Ces fonds empêchent, ou dégradent, les processus de restructuration des dettes des pays pauvres.

Récemment, le fonds NML Capital, une filiale d’Elliott, dont le siège est basé dans les îles Caïmans, propriété du milliardaire américain Paul Singer, a déposé une requête en annulation contre la loi belge devant la Cour constitutionnelle pour la faire annuler. Le CADTM, le CNCD et la Koepel van de Vlaamse Noord-Zuidbeweging – 11.11.11 interviennent en justice pour défendre, aux côtés de l’État belge, la loi du 12 juillet 2015.


Deux conférences sont organisées.

Une première à Saint-Louis, le 27 février. Dans cette conférence, Olivier Stein, avocat chargé de la défense de la loi belge, viendra nous expliquer comment fonctionnent les fonds vautours et l’enjeu de l’audience du 7 mars.

Intervenant: Olivier Stein (avocat chargé de la défense de la loi)

– local 2200 à Saint-Louis
– 18h30-20h
– 27 février (mardi)

Confirmez votre participation via la Page FB de l’évènement!

Une deuxième à l’UCL, le 5 mars. Dans cette conférence, Renaud Vivien membre du CADTM Belgique et juriste en droit international viendra nous expliquer comment fonctionnent les fonds vautours et l’enjeu de l’audience du 7 mars.

 – local MONT03
– 18h30-20h30

Confirmez votre participation via la Page FB de l’évènement!